Compte-rendu du Critérium F3J
Le 15 octobre 2006
Le 15 octobre 2006, s’est déroulé une compétition de F3J avec treuil
électrique. Elle était organisée par le C2VM avec la collaboration du MATS.
Cette compétition était initialement prévue le 4 juin, mais a été annulé
pour cause de mauvaises conditions météorologiques.
Il est à mentionner que nous remercions le comité exécutif du MATS pour
nous avoir autorisés à utiliser leur terrain car celui du C2VM n’était pas
utilisable pour ce genre de compétition. Merci encore.
Contrairement à l’utilisation de treuil à main tel que prescrit dans les
règlements du F3J (vol de durée de 10 min avec atterrissage de précision),
les règles du concours autorisaient l’emploi du treuil électrique pour le
lancement des modèles. Sinon, les scores des vols étaient normalisés par
groupe. Cinq vols étaient planifiés. Le résultat final retenait les quatre
meilleurs scores de chaque pilote.
Au niveau météorologique, la journée n’était pas facile avec des vents
oscillants du sud-ouest entre 15 et 20 km/h, avec des rafales à 40 km/h. La
température prévue de 11º C, oscillait selon la force du vent. Par
conséquent, le facteur éolien entraînait un refroidissement nécessitant un
bon habillage avec chapeau et gants pour résister aux éléments de dame
nature. La couverture nuageuse était basse, avec quelques éclaircies. L’activité
thermique était plutôt faible.
Des pilotes des clubs d’Ottawa, de Montréal, et de la région de Montréal
se sont joints au concours. Brian Buchanan, Richard Mills, Geoff Ross, John
Blenkinsop composait le contingent du ORCC, Mark Gervais et Jacques Girard,
celui du MATS, et Jacques Bissonnette avec Pascal Thiou, celui du C2VM.
Sur le plan de vue matériel, la majorité des pilotes était équipé de
planeurs tout moulé adaptés pour le F3J ou le F3B: Nyx, Artemis,
Mantis, Fazer. Seuls, John et Geoff tranchaient avec des modèles plus
anciens: un Sapphire d'Airtronics de 120’’ pour John, et un Spirit de 100’’ pour Geoff.
Pour la première, le système de chronométrage vocal et d’appel des
pilotes avec la synthèse vocal, a été employé avec succès. Néanmoins, il
demeure encore quelques améliorations à prodiguer afin d’en faire une
version encore plus efficace : connexion avec le logiciel de gestion des
points afin d’éviter une double saisie, et la mise en place de haut parleur
sans fil pour chacun des treuils. Ce dernier point permettrait d’éviter la
perte sonore à cause du vent et de la distance entre le poste de
commandement et les sites de treuillage éloignés.
Le fort vent causé difficultés au pilote, que ce soit au treuillage ou,
pour essayer de tenir le plus longtemps possible ou, pour tenter d’avoir le
plus de point possible lors de l’atterrissage de précision. Le plus long vol
fut de 9 min et 35 secondes dans une fenêtre de 10 minutes. Tous les autres
vols ne dépassèrent pas 9 minutes pour cause d’absence de courants
ascendants sérieux. La plupart des longs vols se faisaient en prenant des
courtes thermiques (passant à la vitesse de l’éclair) et en utilisant le vol
de relief. Un léger monticule longeant la route d’accès permettait de
déclencher les courants ascendants mais aussi de créer un mouvement
dynamique d’air. En bref, c’était du vol de pente. Le vent fort demandait
d’éviter de voler en arrière de soi, sous peine de ramer ou de ne pas
revenir à la cible d’atterrissage. Par conséquent, les éléments
climatologiques requéraient un fin pilotage de la part des participants :
gestion des flaps, balast, bon zoom launch pour gagner le maximum d’altitude
au lancement, et atterrissage aux petits oignons pour gratter le maximum de
points.
Au niveau des faits saillants des vols, Jacques Bissonnette dut
abandonner à la 3ième ronde pour cause de bris au niveau de panneau
extérieur de son Mantis, et d’un déchirement du Kevlar sur son fuselage. À
la suite d’un atterrissage un peu violent, Richard Mills fêla le fuselage de
son Artemis au niveau de la dérive. Il le remplaça par un Nyx. Geoff
s’arrêta à la quatrième ronde car son Spirit commençait à faiblir au niveau
de la structure de l’aile. Lors d'une ronde, remarquons qu’un seul pilote ne
respecta pas son chemin de lancement, et essaya de décapiter quelques
modèles en les croisant en pleine vitesse de treuillage. Il tenta
probablement d’éliminer des pilotes dangereux à son classement. Afin de
protéger les innocents, je tairai le nom de cette personne qui causa
beaucoup de stress à notre vénérable pilote Jacques Bissonnette.
Après les 5 vols, voici le résultat final :
1er Pascal Thiou, C2VM, 4000 points
2ième Mark Gervais, MATS, 3818 points
3ième Brian Buchanan, ORCC, 3800 points
4ième Richard Mills, 3462 points
5ième Jacques Girard, MATS, 3079 points
6ième Geoff Ross, ORCC, 2853 points
7ième John Blenkinsop, ORCC, 2682 points
8ième Jacques Bissonnette, C2VM, 1072 points
Résultats détaillés :
Leader Board (PDF)
Scores for round 1 (PDF)
Scores for round 2 (PDF)
Scores for round 3 (PDF)
Scores for round 4 (PDF)
Scores for round 5 (PDF)
Best absolute flight (PDF)
Les 6 premiers pilotes reçurent un certificat cadeau de valeurs
différentes de chez ICARE.
Ce concours met un terme à la saison de compétition de planeur pour le
challenge Interclub de l’année 2006. Les événements climatologiques n’ont
pas été favorables cette année pour cette série. Par contre, la table de la
saison 2007 promet d’être relevée.
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Préparation du Mantis de Jacques Bissonnette |
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Spirit 100'' de Geoff Ross |
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Sapphire de John Blenkinsop |
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Artémis de Mark Gervais et Fazer de Pascal Thiou |
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Brian en préparation de son lancement |
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Richard prêt au lancement |
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Le directeur du concours,
Pascal Thiou (C2VM)
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